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Écrire son travail de fin d'études en entreprise: Comment réussir

Trouver une entreprise pour ton travail de fin d’études : les canaux qui répondent vraiment, la candidature qui passe et la convention qui te laisse du temps pour écrire.

Autrice chez empirio.ai - Maria Malzewpar Maria MalzewMis à jour le 19 septembre 2026Temps de lecture 20 min

Le sujet est à peu près calé, la date de dépôt approche et tu n’as toujours pas d’entreprise. Voilà ce que presque tout le monde sous-estime : entre la première candidature et une convention signée, il s’écoule souvent deux à trois mois, et aucun de ces mois ne compte dans ton temps de rédaction.

Pour trouver une entreprise, commence par vérifier ce que ton règlement des études autorise, formule ton projet en trois phrases comme la réponse à un problème concret de l’organisation, puis candidate en parallèle sur plusieurs pistes : le career center de ton établissement, les offres publiées sur les grands sites d’emploi et les candidatures spontanées auprès de structures dont le métier colle à ta question. On te montre les canaux, la structure de la candidature et la convention qui te laisse vraiment du temps pour écrire.


📌 À retenir

  • La convention de stage est obligatoire et jamais rétroactive.
  • Aucun texte français ne fixe le nombre d’heures par crédit.
  • La gratification devient due au-delà de 309 heures de présence.
  • Le minimum légal atteint 4,50 euros par heure en 2026.
  • Un stage ne dépasse pas 924 heures par organisme d’accueil.

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Où trouver une entreprise pour ton travail de fin d’études

Cinq canaux mènent à une structure d’accueil, et ce qui les distingue, c’est la distance qui te sépare de la personne qui décide. Une offre déjà publiée est confortable, mais le sujet y est cadré par l’entreprise. Une candidature spontanée demande plus de travail et colle exactement à ta question.

Le conseil « regarde les sites d’offres » ne sert pas à grand-chose ici. La règle qui marche est plus simple : plus le chemin jusqu’à la personne décisionnaire est court, plus la réponse arrive vite. Traite donc les canaux du plus proche au plus lointain.

Comment utiliser les contacts que tu as déjà ?

Les deux premiers canaux ne figurent sur aucune page web et ce sont eux qui répondent le plus vite, parce que quelqu’un sait déjà qui tu es. Ils coûtent une conversation, pas une candidature. Commence par là, même si rien n’est publié à ce moment précis.

  • Les structures où tu es déjà passé. Un job étudiant, un stage de deuxième année, une mission d’été : tu connais les circuits, on connaît ton nom, et quelqu’un là-bas traîne un problème non résolu depuis deux ans.
  • Ton enseignant référent et ton département. D’une promotion à l’autre, des liens se nouent avec d’anciens tuteurs de stage. La FAQ stages d’Étudiant.gouv recommande de privilégier ce canal, justement parce que ces contacts ne figurent sur aucune page web.

Où chercher quand tu ne connais personne dans la structure ?

Les trois autres canaux sont ouverts à tout le monde, donc la concurrence monte et le sujet arrive souvent déjà cadré. En échange, tu peux envoyer plusieurs candidatures dans la même soirée et repérer d’un coup les secteurs qui travaillent avec ton établissement.

  • Le career center de ton établissement. Beaucoup d’universités passent par JobTeaser, accessible avec tes identifiants d’ENT. L’Université de Limoges détaille ce que son career center propose : des offres filtrées selon ton profil, des entreprises partenaires de ta composante et des jobdatings. La concurrence y est plus faible qu’ailleurs, puisque l’offre ne sort pas de l’établissement.
  • Les sites d’offres et les forums de recrutement. Sur Indeed, Welcome to the Jungle, l’Apec et LinkedIn, combine « stage » ou « mémoire » avec ta discipline. Plusieurs régions publient aussi leurs propres offres, l’Île-de-France et l’Auvergne-Rhône-Alpes notamment. Côté forums, le Forum CentraleSupélec et le Forum Trium, organisé par Mines Paris, les Ponts, l’ENSTA et l’ENSAE, réunissent chaque année des entreprises de tous secteurs sur une seule journée.
  • La candidature spontanée. Le chemin le plus long et le plus payant sur le fond. Cherche une personne nommée dans le service concerné plutôt qu’une adresse de recrutement générale, et écris-lui au sujet de son activité, pas de ton diplôme.

Ton idée est-elle assez cadrée pour partir ?

Reste à savoir ce que tu vas demander. Les propositions de sujets de mémoire aident à transformer un secteur en question précise, et la méthode pour trouver un sujet de mémoire te dit quand ton idée est assez cadrée pour être envoyée à un inconnu.

Ce qui doit être réglé avant le dépôt du sujet

Ta vraie échéance n’est pas la date de rendu. Le compte à rebours démarre au dépôt du sujet, et tout ce qui n’est pas réglé à ce moment-là se prend sur ton temps de rédaction. Quatre étapes se placent avant, et chacune peut déraper sans que tu puisses y faire grand-chose.

Quelles étapes précèdent le dépôt du sujet ?

Elles ne s’enchaînent pas, elles s’attendent. Tant que la précédente n’est pas bouclée, la suivante n’avance pas, et c’est exactement là que les rétroplannings optimistes se cassent. Lance la première dès que ton sujet est à peu près stable, pas quand il est parfait.

  1. Lis ton règlement des études. Il dit si ta formation accepte un travail mené en entreprise, combien de crédits porte l’unité concernée et quand le jury se réunit. Vérifie aussi le volume d’enseignement : Étudiant.gouv rappelle que l’année universitaire pendant laquelle tu fais un stage doit comporter au minimum 200 heures de cours, dont au moins 50 en présentiel.
  2. Obtiens l’accord de ton enseignant référent. À l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, c’est cet accord qui ouvre la création de la convention, et pas l’inverse. Profite du rendez-vous pour demander comment ton département traite les travaux confidentiels, parce que certains refusent de les encadrer.
  3. Candidate, puis attends. L’étape la plus longue et la moins prévisible des quatre.
  4. Fais signer la convention. La même université demande que la convention, déjà signée par l’entreprise, arrive à la scolarité au moins 15 jours avant le début du stage. Aucune convention n’est rétroactive : sans signature, pas de stage, et donc pas de données.

Combien d’heures de travail représente un crédit ECTS ?

Regarde d’abord combien de crédits ta maquette attribue à ton travail de fin d’études. C’est la seule grandeur officielle dont tu disposes pour estimer la charge, et elle ne se traduit pas en heures aussi simplement que le laissent croire les guides recopiés d’un pays à l’autre.

Le calcul en crédits, et ce qu’il ne donne pas

La licence vaut 180 crédits ECTS répartis sur six semestres, donc 30 crédits par semestre, comme l’expose le ministère de l’Enseignement supérieur. Regarde dans ta maquette combien de crédits porte l’unité de ton travail de fin d’études : 6 crédits sur 30, cela représente un cinquième d’un semestre à temps plein. En revanche, aucun texte français ne convertit un crédit en heures. Le même texte définit le crédit par la charge totale de travail de l’étudiant, cours, travail personnel, stages et mémoires compris, sans jamais la chiffrer. Les guides qui annoncent 25 ou 30 heures par crédit recopient une règle venue d’un autre pays. Le seul volume horaire qui t’engage est celui que ta maquette indique pour ton parcours.

Combien de temps faut-il pour faire autoriser un travail en entreprise ?

Aucun délai national n’encadre l’autorisation d’un travail en entreprise, chaque établissement fixe le sien. Inscris malgré tout ces quatre étapes comme des blocs distincts dans ton rétroplanning avant d’annoncer une date de rendu. Aucune ne s’accélère si tu commences à écrire plus tôt. Le déroulé complet, de la convention à la soutenance, est détaillé dans le guide sur le mémoire de fin d’études en entreprise.

La candidature : lettre de motivation et note d’intention

Candidater pour un travail de fin d’études n’a rien à voir avec une candidature pour un stage d’observation. Tu ne proposes pas de la main-d’œuvre, tu proposes un travail. La personne qui ouvre ton message se pose une seule question : qu’est-ce que ça nous apporte, et combien ça nous coûte en temps ?

C’est exactement là que la plupart des candidatures échouent. Elles racontent le parcours et l’intérêt pour le secteur, sans jamais dire quel problème sera résolu à la fin. Le bénéfice pour la structure appartient aux trois premières lignes, pas au dernier paragraphe.

La structure de la lettre

Une page, quatre paragraphes. Cet ordre fonctionne parce qu’il répond aux questions dans l’ordre où elles se posent à la lecture.

  • Le contexte et le projet. Qui tu es, quand tu écris ton travail et quelle question tu veux traiter, en deux phrases.
  • Le bénéfice pour la structure. Ce qu’elle aura entre les mains à la fin : une enquête dépouillée, une analyse de processus, un panorama de marché.
  • Ta contribution. La méthode que tu maîtrises et d’où tu la tiens, attestée par un cours, un stage précédent ou un dossier déjà rendu.
  • Le cadre pratique. Période souhaitée, nombre d’heures par semaine, et ce dont tu as besoin d’eux : un accès aux données et une personne à qui poser des questions.

Rassemble le tout dans un seul fichier PDF, nommé avec ton nom et l’intitulé du poste, sauf si l’entreprise utilise son propre portail. Un cabinet d’expertise comptable de 35 salariés ne dispose d’aucun service de recrutement : ton message atterrit directement chez un associé, entre deux rendez-vous clients.

La note d’intention en pièce jointe

Joins une note d’intention de deux pages, même si personne ne la demande. Elle répond à la question du coût en temps avant qu’on ne la pose, et elle prouve que ton projet tient debout. On y trouve la question traitée, la méthode envisagée, les données nécessaires et un calendrier grossier.

La seconde raison est purement pratique. Beaucoup de formations exigent de toute façon un écrit de ce type pour valider ton sujet, alors tu le rédiges une fois et tu t’en sers deux fois. La manière de transformer une commande interne en question qui tient académiquement est traitée dans le guide sur la problématique, la thèse et l’hypothèse.

Conseil

Candidate en parallèle, jamais l’une après l’autre. Chaque cycle candidature, attente, refus coûte trois à quatre semaines, et ces semaines-là ne reviennent pas. Fixe-toi aussi une date de relance : qui n’a pas répondu au bout de huit jours reçoit un message court et aimable, adressé à la même personne, avec la note d’intention de nouveau jointe. Huit jours paraissent courts, mais le circuit de signatures de la convention prend ensuite plusieurs semaines, et chaque relance retardée se paie à la fin.

La convention de stage : ce que tu signes vraiment

C’est ici que la France se distingue nettement de ses voisins. Il n’existe pas de contrat d’étudiant salarié pensé pour un travail de fin d’études. Le cadre habituel est le stage, et le stage passe par une convention signée par trois parties : toi, ton établissement d’enseignement et l’organisme d’accueil. Ton tuteur en entreprise et ton enseignant référent y apposent aussi leur signature.

Cette convention n’est pas une formalité. Service-public.fr en liste les mentions obligatoires, et deux d’entre elles commandent tout le reste : la durée hebdomadaire de présence effective et le taux horaire de la gratification. Ce qui n’y figure pas n’existe pas.

Les trois cadres possibles

CadreCe que tu perçoisCe que tu vérifies
Convention de stageune gratification au-delà de 309 heuresla durée hebdomadaire écrite noir sur blanc
Contrat d’apprentissageun salaire indexé sur le SMICle calendrier imposé par le centre de formation
Contrat de travail étudiantun salaire au moins égal au SMICl’absence totale de cadre pédagogique

À jour en septembre 2026, susceptible d’évoluer.

Le troisième cadre attire parce qu’il paie mieux. Il n’ouvre pourtant aucun droit à un tuteur, ni à un accès aux données, ni à des heures réservées à ta recherche. Si ton travail a besoin de chiffres internes, la convention reste le seul document qui les mentionne.

Les deux plafonds qui commandent ton calendrier

Le premier plafond est la durée. Selon service-public.fr, un stage ne peut pas dépasser 6 mois par organisme d’accueil et par année d’enseignement, soit 924 heures de présence effective. Le décompte est mécanique : 7 heures de présence, consécutives ou non, valent une journée, et 22 journées valent un mois. Un stage à temps partiel peut donc s’étaler sur plus de six mois de calendrier sans franchir le plafond horaire.

Le second plafond concerne l’entreprise, et il explique certains refus qui n’ont rien à voir avec toi. Une structure de moins de 20 salariés n’accueille pas plus de 3 stagiaires à la fois, et au-delà de 20 salariés le nombre de conventions en cours reste limité à 15 pour cent de l’effectif : une PME de 40 personnes plafonne à 6 stagiaires simultanés. S’ajoute un délai de carence d’un tiers de la durée du stage précédent avant de rouvrir le même poste. Le non-respect de ces règles expose l’entreprise à une amende administrative pouvant atteindre 2 000 euros par stagiaire.

La gratification : à partir de quand, et combien

La gratification devient obligatoire au-delà de deux mois consécutifs, soit l’équivalent de 44 jours à sept heures, ou à partir de la 309e heure si ta présence est fractionnée. En dessous, l’organisme n’a rien à te verser, même si rien ne l’empêche de le faire.

Le taux minimal se calcule sur le plafond horaire de la sécurité sociale. Il s’établit en 2026 à 4,50 euros par heure de stage, soit 15 pour cent d’un plafond fixé à 30 euros. Un stage de quatre mois à temps plein représente 616 heures de présence effective, donc 2 772 euros sur l’ensemble de la période, versés mois par mois et non à la fin. Une convention de branche étendue peut prévoir davantage ; un organisme public, lui, ne peut pas dépasser le minimum légal sans risquer la requalification en contrat de travail.

Les heures qui appartiennent à ton rapport

Voilà le point que tu dois obtenir par écrit. Trente-cinq heures de présence ne font pas trente-cinq heures de recherche. Si les deux se confondent dans la même ligne de convention, tu dépouilles tes données le soir et le week-end.

La solution habituelle consiste à découper la semaine : une part va aux missions du service, l’autre à ton enquête. Fais écrire dans la convention, ou dans un avenant signé par les trois parties, combien d’heures hebdomadaires relèvent de quoi, et si la recherche documentaire et l’analyse en font partie. Un accord conclu dans un couloir est oublié précisément le jour où le service prend un coup de chaud.

Attention

Les congés ne sont pas automatiques. L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne prévient que s’ils ne sont pas expressément notés dans la convention et négociés en amont, tu n’auras aucun recours pour en demander plus tard. Au-delà de deux mois de stage, la convention doit prévoir la possibilité de congés et d’autorisations d’absence, mais leur rémunération reste facultative. Attention à la nuance : les congés entrent dans le calcul des heures, alors que les autorisations d’absence pour un examen ou un séminaire peuvent être déduites de ta gratification.

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Bourse, sécurité sociale, impôts : ce que la gratification change

Trois questions d’argent reviennent avant chaque signature, et la réponse française est plus simple que chez plusieurs de nos voisins. Aucune des trois ne repose sur un plafond de revenus que tu devrais surveiller mois après mois.

  • La bourse sur critères sociaux. Étudiant.gouv l’écrit sans détour : les bourses du Crous se cumulent avec la gratification de stage. Les ressources examinées sont celles de ta famille, pas les tiennes. Une seule impossibilité existe, quand l’organisme d’accueil est public et te verse déjà une rémunération sur la même période.
  • L’assurance maladie. Le régime de sécurité sociale des étudiants a disparu. L’article 11 de la loi du 8 mars 2018 l’a supprimé progressivement, et depuis, comme le rappelle l’Assurance Maladie, tout étudiant qui entre dans le supérieur reste affilié gratuitement et sans démarche à son régime de protection sociale, le plus souvent celui d’un parent. Pendant le stage, service-public.fr confirme que rien ne bouge.
  • L’impôt sur le revenu. La gratification en est exonérée dans la limite du montant annuel du SMIC. Tant que le taux horaire ne dépasse pas 4,50 euros, tu échappes aussi à la CSG et à la CRDS.

Un seuil de revenus peut-il te faire perdre ta couverture maladie ?

Cette deuxième ligne mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle constitue une vraie différence avec l’Allemagne ou l’Autriche. Là-bas, dépasser un seuil de revenus fait basculer la couverture maladie d’un étudiant et déclenche des cotisations.

En France, il n’existe aucun seuil de ce genre : ta couverture ne dépend pas de ce que tu gagnes. Ce qui change au-delà de 4,50 euros de l’heure, ce sont les cotisations dues sur la part supérieure, pas tes droits.

Un stage gratifié compte-t-il pour la retraite ?

Un dernier point passe souvent à la trappe. Tout stage gratifié de plus de deux mois peut être pris en compte pour la retraite, à condition d’en faire la demande auprès de la caisse compétente dans les deux ans qui suivent la fin du stage. Garde donc ta convention et ton attestation de stage, même après la soutenance. Pour toute réponse qui t’engage, adresse-toi à ton Crous et à ta caisse d’assurance maladie, pas à ton entreprise.

Présenter l’entreprise et citer ses documents internes

La présentation de l’entreprise n’entre dans ton travail que dans la mesure où elle sert à comprendre ton étude. Le livret de stage de licence de l’IAE de Nancy énumère ce qui a sa place : identité, historique, activités, chiffres clés, environnement, concurrence et enjeux du moment, puis la structure du service où tu as travaillé. Il ajoute une consigne qu’on oublie vite, rester synthétique et renvoyer le détail en annexe.

Ne recopie pas la plaquette de la structure. Les formules d’une brochure commerciale sont de la publicité et se repèrent immédiatement dans un travail universitaire. Le même livret prévient d’ailleurs que le travail ne doit pas consister à reprendre tels quels des documents internes de l’entreprise. Décris ce qui compte pour ta question, et indique l’origine de chaque chiffre.

Ce que tu écris sur l’entreprise doit porter ton étude. Le reste est une plaquette.

Citer un document interne

Une présentation interne, une page d’intranet ou un export du contrôle de gestion ne sont pas des sources publiées, et personne d’extérieur ne peut les vérifier. Le guide de rédaction des références bibliographiques de l’UTBM, une adaptation de la norme ISO 690 co-rédigée avec les universités de technologie de Compiègne et de Troyes, leur consacre une rubrique entière. Le modèle est court : nom de l’organisme émetteur, titre, date de publication, nombre de pages. Ce qui donne, par exemple, Maison Bertrand. Note de service sur le suivi des retours clients. 12 mars 2026, 4 p.

Le même guide pose une limite que beaucoup d’étudiants découvrent trop tard : il est juridiquement interdit de donner accès à un document interne ou publié sur un intranet. Quand l’adresse renvoie vers une plateforme protégée, on cite l’adresse de la plateforme, pas le fichier. Côté bibliographie, l’IAE de Nancy demande de séparer clairement trois blocs, les références externes, les documents d’entreprise et les sources internet.

Vérifie dans tous les cas les consignes de ton propre établissement, car rien n’est unifié sur ce point d’une formation à l’autre. Si tu mènes ta propre enquête à l’intérieur de la structure, la façon de l’intégrer proprement au plan est détaillée dans le guide sur les enquêtes pour un mémoire de licence ou de master.

Confidentialité ou anonymisation : à régler avant de signer

La France ne connaît pas de mention de confidentialité nationale et uniforme. Deux textes décident à la place : ta convention de stage, qui peut comporter un article sur la propriété intellectuelle et une clause de confidentialité, et le règlement des études de ton établissement, qui dit ce que devient ton travail après la soutenance.

Qu’est-ce que le devoir de réserve t’interdit de publier ?

S’y ajoute un devoir de réserve que beaucoup découvrent en cours de route. Étudiant.gouv le formule ainsi : tu t’engages à ne pas publier ni communiquer à des tiers les informations recueillies sans l’accord préalable de la structure d’accueil, et cet engagement peut valoir au-delà de la fin du stage. Le non-respect de ce devoir relève de la procédure disciplinaire de ton établissement.

Côté procédure, le livret de stage de licence de l’IAE de Nancy décrit un circuit simple. Si l’entreprise, ou toi-même, estimez que le contenu doit rester confidentiel, tu préviens immédiatement ton enseignant tuteur et le service des stages, et c’est ce service qui assure la confidentialité des documents. Le même livret conseille deux précautions concrètes : éviter de citer des noms ou des coordonnées de tiers, et présenter ton rapport au responsable côté entreprise avant toute diffusion, ce que la plupart des structures exigent de toute façon.

Anonymiser l’entreprise suffit-il pour un mémoire de licence ?

Pour un travail de licence, l’anonymisation suffit très souvent et coûte beaucoup moins cher en démarches. Le nom disparaît du titre et du texte, remplacé par une description : un négociant en vins de 120 salariés dans l’Hérault. Les montants absolus cèdent la place à des indices ou à des pourcentages, et tes résultats restent entiers.

Pose les deux options dès l’entretien, jamais au dépôt, et demande précisément quels chiffres sont vraiment sensibles. C’est souvent une poignée, pas le texte complet. Ce que la confidentialité couvre et ce qu’elle ne couvre pas est développé dans la section sur la confidentialité du mémoire. Ce guide ne remplace ni un avis juridique ni le règlement des études de ton établissement.

Aucune réponse positive : quatre issues qui marchent

Les refus sont la norme quand on cherche une entreprise, et ils ne justifient pas de perdre un semestre. Fixe-toi une limite à l’avance et cale-la sur la convention : sept semaines de recherche, puis un mois pour le circuit de signatures, puisque le dossier doit arriver à la scolarité quinze jours avant le début du stage. Passé ce délai, bascule sur l’une des quatre voies ci-dessous au lieu de continuer à attendre.

Elles ont un point commun : tu gardes ta question et tu changes seulement la manière d’accéder aux données.

Reviens là où tu as déjà travaillé

Un ancien stage ou un job d’été reste un canal ouvert, même sans offre publiée. Tu connais déjà les circuits et la structure économise l’accueil d’un inconnu. Passe par le service où tu étais, pas par les ressources humaines.

Prends un sujet qui tient sur des données publiques

Beaucoup de questions se traitent sans le moindre accès interne, à partir des comptes annuels déposés, des séries de l’Insee ou des jeux de données ouverts sur data.gouv.fr. L’exigence méthodologique reste la même, comme le montre le guide sur la recherche empirique dans un travail de fin d’études.

Collecte toi-même plutôt que d’attendre des chiffres

Avec ta propre enquête, tu n’as plus besoin d’une entreprise partenaire, seulement d’une question nette et d’assez de répondants. La taille d’échantillon exigée par ta méthode se décide avant l’invitation, et les canaux pour trouver des participants valent largement une convention arrachée en catastrophe.

Reporte l’entreprise au master

Si le temps manque, rédige ton travail de licence à l’université et prends le temps de chercher une structure pour le master. L’effort y est mieux placé, parce que le travail est plus long et que l’ancrage professionnel pèse davantage. Ce qui change à ce niveau est détaillé dans le guide sur le mémoire de master en entreprise.

Conclusion

Un travail de fin d’études en entreprise se joue dans les semaines qui précèdent le dépôt du sujet, pas pendant la rédaction. Obtiens d’abord l’accord de ton enseignant référent, puis candidate en parallèle au lieu d’enchaîner les tentatives. Fais écrire dans la convention le nombre d’heures hebdomadaires qui reviennent à ta recherche, ainsi que les données auxquelles tu auras accès. Et si aucune réponse ne vient avant la date que tu t’es fixée, change de voie, pas de calendrier.

Pour aller plus loin


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Questions fréquentes

Par cinq canaux, traités du plus proche au plus lointain : les structures où tu es déjà passé, ton enseignant référent et son réseau d’anciens tuteurs, le career center de ton établissement souvent hébergé sur JobTeaser, les sites d’offres comme Indeed, Welcome to the Jungle, l’Apec ou LinkedIn, et enfin la candidature spontanée. Candidate en parallèle, car chaque refus coûte plusieurs semaines.

Nettement avant le dépôt du sujet, car quatre étapes se placent avant : lire son règlement des études, obtenir l’accord de son enseignant référent, candidater et attendre une réponse, puis faire signer la convention. Aucun délai national n’existe, chaque établissement fixe le sien. L’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne demande la convention signée au moins quinze jours avant le début du stage.

Un CV, une lettre d’une page en quatre paragraphes et une note d’intention de deux pages, réunis dans un seul fichier PDF nommé avec ton nom. La note précise la question traitée, la méthode, les données nécessaires et un calendrier. Beaucoup de formations en exigent une de toute façon, donc tu la rédiges une fois et elle sert deux fois.

Presque toujours, sous forme de gratification de stage. Elle devient obligatoire au-delà de deux mois consécutifs, soit l’équivalent de quarante-quatre jours à sept heures, ou à partir de la 309e heure lorsque la présence est fractionnée. Le taux minimal s’établit en 2026 à 4,50 euros par heure de présence effective, soit quinze pour cent du plafond horaire de la sécurité sociale, fixé à trente euros.

Six mois par organisme d’accueil et par année d’enseignement, soit 924 heures de présence effective. Le décompte est fixe : sept heures de présence, consécutives ou non, valent une journée, et vingt-deux journées valent un mois. Un stage à temps partiel peut donc s’étaler sur plus de six mois de calendrier sans dépasser le plafond horaire. Plusieurs stages dans l’année restent possibles, dans des structures différentes.

Non dans les deux cas. Étudiant.gouv indique que les bourses du Crous se cumulent avec la gratification, les ressources examinées étant celles de la famille. Côté santé, le régime de sécurité sociale des étudiants a été supprimé par la loi du 8 mars 2018 : l’affiliation est automatique, gratuite et sans plafond de revenus. Une seule exception, quand un organisme public verse déjà une rémunération sur la même période.

Comme un document non publié, avec le nom de l’organisme émetteur, le titre, la date et le nombre de pages, selon le guide de références bibliographiques de l’UTBM, adapté de la norme ISO 690. Une note de service, une page d’intranet ou un livret d’accueil entrent dans cette catégorie. Donner l’accès au fichier est juridiquement interdit, donc on cite la plateforme.

L’anonymisation suffit dans la plupart des travaux de licence : le nom disparaît du titre et du texte, les montants absolus deviennent des indices, et les résultats restent entiers. La confidentialité se règle dans la convention de stage et passe par le service des stages de ton établissement. Pose la question dès l’entretien et demande quels chiffres sont réellement sensibles.

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