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Structure d'un mémoire : l'ordre de toutes les parties

Page de titre, sommaire, développement, annexes : l'ordre est presque figé, la structure du développement ne l'est pas. Nous te proposons des plans qui ont fait leurs preuves.

Auteur chez empirio.ai - Marvin Depping, cofondateurpar Marvin DeppingMis à jour le 1 septembre 2026Temps de lecture 9 min

La structure d'un mémoire ressemble à une formalité, jusqu'au moment où le document vide s'ouvre devant toi. Le sujet est arrêté, la bibliographie est lue, et la question la plus simple reste sans réponse : qu'est-ce qui va où ?

La structure d'un mémoire suit généralement cet ordre : page de couverture, avant-propos et remerciements, sommaire, introduction générale, problématique et méthodologie, développement, conclusion générale, bibliographie, table des annexes, annexes, puis table des matières tout à la fin. Aucun texte national ne fixe cet ordre, c'est ton université qui le détermine, et la seule partie que tu construis vraiment toi-même est le développement.


📌 L'essentiel

  • Le sommaire ouvre le mémoire, la table des matières le ferme.
  • Le développement compte généralement deux ou trois parties équilibrées.
  • Les I., A. et 1. ne sont pas obligatoires en France.
  • La bibliographie se place obligatoirement après la conclusion.
  • Le mot thèse est juridiquement réservé au doctorat.

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Sommaire et table des matières : deux documents, deux places

Le sommaire est une version courte de la structure, placée au début du mémoire, tandis que la table des matières est exhaustive et se place à la fin, après la bibliographie et les autres tables. Les deux annoncent la même architecture, mais ne s'adressent pas au même moment de la lecture.

Trois documents universitaires français le formulent de la même manière. Le livret d'encadrement du mémoire de l'IREST, à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, limite le sommaire à deux pages et aux grandes divisions du travail, et décrit la table des matières comme la dernière des tables, exhaustive et hiérarchisée. Les exigences méthodologiques de la faculté des Lettres de Sorbonne Université précisent que le sommaire est un résumé de la table des matières et que celle-ci se place à la fin du mémoire.

Cette distinction n'existe ni en allemand ni en anglais, où un seul index figure en tête du document. Un étudiant qui reprend un modèle étranger se retrouve donc avec une table des matières complète au début et rien à la fin, ce qui se repère immédiatement.

Le sommaire annonce. La table des matières récapitule.

Structure d'un mémoire : l'ordre des parties

L'ordre des parties est fixé par chaque établissement, souvent par un livret propre à la formation, et les écarts entre facultés sont réels. Le livret d'encadrement du mémoire de l'IREST, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, détaille la succession logique des éléments et sert ici de repère.

PartiePlaceContenu
Page de couverturetout au débutuniversité, titre, formation, nom, direction, année
Avant-propos et remerciementsaprès la couverturecontexte personnel et remerciements
Sommaireavant l'introductiongrandes divisions, deux pages au maximum
Introduction généraledébut du textesujet, enjeu, annonce du plan
Problématique et méthodologieaprès l'introductionquestion de recherche et démarche retenue
Développementcœur du mémoiredeux ou trois parties équilibrées, chacune introduite et conclue
Conclusion généraleaprès le développementréponse à la problématique et ouverture
Bibliographieobligatoirement après la conclusiontoutes les sources utilisées
Annexes et table des matièrestout à la finannexes A, B, C précédées de leur table, puis la table des matières

Deux points méritent l'attention. Les annexes sont numérotées par lettres, précédées d'une table des annexes, et chaque annexe commence sur une page nouvelle ; surtout, le développement doit y renvoyer explicitement. Et le livret impose une mention que l'étranger ne connaît pas : l'université n'entend donner aucune approbation ou improbation aux opinions émises dans les mémoires et thèses. Pour un mémoire de licence, le guide du mémoire de fin d'études complète ces règles.

⚠️ Attention

Un modèle téléchargé sur un site allemand ou anglophone place la table des matières au début et ignore le sommaire. Vérifie l'ordre dans le livret de ta formation avant de créer le document, car tout déplacer ensuite oblige à reprendre la pagination.

Mémoire ou thèse : ce que dit le droit français

En France, le mot thèse est réservé au doctorat. L'arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation doctorale ne l'emploie que dans ce contexte, et un étudiant de master soutient donc un mémoire.

Ce même arrêté organise un dispositif qui n'a pas d'équivalent direct en Allemagne. La soutenance est publique, sauf dérogation accordée à titre exceptionnel par le chef d'établissement lorsque le sujet présente un caractère de confidentialité avéré. Le doctorant dépose sa thèse un mois avant la date prévue pour la soutenance. Depuis 2022, un serment relatif à l'intégrité scientifique est prêté à l'issue de la soutenance, et son texte figure dans l'arrêté.

Ce que cela change concrètement pour ton document

  • Écrire mémoire de master, jamais thèse de master.
  • Nommer la personne qui encadre directeur ou directrice de mémoire.
  • Prévoir un résumé en français et en anglais avec des mots-clés.
  • Insérer la mention de non-approbation exigée par l'université.
  • Vérifier si une déclaration sur l'honneur est demandée.

Que ton développement ait besoin d'une partie méthodologie et d'une partie résultats dépend du fait que tu écrives un mémoire empirique ou théorique. Un travail uniquement bibliographique n'a besoin ni de l'une ni de l'autre et organise son développement autour d'arguments.

Sept façons de construire le développement

Le développement n'a pas une forme unique, il en a plusieurs, et tu choisis celle qui répond à ta problématique. C'est le moment où une décision réfléchie fait gagner plus de temps que n'importe quelle technique de rédaction.

On lit souvent que le développement se compose d'une partie théorique, d'une méthodologie, de résultats et d'une discussion. C'est vrai, mais uniquement pour un travail empirique. Ce plan est l'un des sept, pas le plan par défaut. Celui qui rédige un mémoire bibliographique et le reprend quand même se retrouve avec une partie méthodologie qui ne contient aucune méthode.

Type de planQuand il convient
Chronologiqueévolutions historiques, développement d'une théorie
Du général au particuliercas courant, quand les bases précèdent le détail
Par ordre d'importanceplusieurs facteurs de poids inégal
À poids égalaspects parallèles sans ordre imposé
Comparatif par blocsdeux objets très différents l'un de l'autre
Comparatif alternédeux objets très proches l'un de l'autre
Empiriqueenquête personnelle avec méthode, résultats et discussion

Ces sept plans ne s'excluent pas. À l'intérieur d'un mémoire, ils se combinent : un plan empirique au niveau des grandes parties et un plan chronologique à l'intérieur de la partie théorique, par exemple. L'essentiel est que l'ordre suive une logique reconstituable, et non l'ordre dans lequel tu as lu tes sources.

💡 Astuce

Ouvre deux ou trois articles récents de ta discipline et ne lis que les titres de sections. Le plan qui domine chez eux est la forme attendue dans ton champ. Aucun livret ne le précise, parce que cela varie d'une discipline à l'autre.

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Numéroter les parties : I, A, 1 ou numérotation décimale ?

La hiérarchie française classique s'écrit I, A, 1, a, et non 1.1.1 comme dans les universités allemandes. Plus surprenant encore, elle n'est pas toujours affichée : les normes de présentation des mémoires de master de l'Institut de préparation à la recherche de Paris 1 indiquent qu'il n'est pas indispensable de faire apparaître les I., A. et 1., la hiérarchie étant portée par les styles de titre.

Concrètement, tu as trois options défendables : la numérotation en chiffres romains et lettres, la numérotation décimale, ou aucune numérotation visible avec des niveaux de titre distincts. Ce qui n'est pas défendable, c'est de mélanger les trois dans le même document. Vérifie d'abord ce que demande ton livret, et tiens-t'y du début à la fin.

Deux règles valent en revanche quelle que soit la discipline, et toutes deux se repèrent à la relecture.

Une sous-partie A appelle toujours une sous-partie B

Une subdivision ne vient jamais seule. Si tu divises la partie I en un point A, il faut aussi un point B, car une subdivision à un seul élément n'en est pas une. La règle sert aussi de test : si aucune sous-partie jumelle ne te vient à l'esprit, le contenu ne mérite pas de titre propre et retourne dans le corps du texte.

Une phrase au minimum sépare deux titres

Le titre « I. Le cadre théorique » n'est pas suivi immédiatement de « A. Le capital social ». Une phrase au moins doit s'intercaler pour dire ce que fait cette partie et pourquoi. C'est le moment où le lecteur comprend où mènent les pages suivantes. Sans elle, le mémoire ressemble à une liste de mots-clés munie d'intertitres.

Les erreurs les plus fréquentes sur la structure

La plupart des points perdus sur la structure viennent de quatre erreurs, et non de cas exotiques. Elles coûtent rarement une note entière, mais elles donnent l'impression d'un mémoire assemblé dans l'urgence.

Une relecture du plan les repère toutes les quatre en dix minutes, et le bon moment pour le faire est avant la première phrase du développement. Il te suffit d'avoir ton plan et le livret de ta formation côte à côte.

Le sommaire manque, ou la table des matières est au début

C'est l'erreur la plus visible pour un jury français, et elle vient presque toujours d'un modèle étranger. Le sommaire ouvre le document sur deux pages au maximum, la table des matières le ferme et détaille tous les niveaux. Les deux ne sont pas interchangeables et aucune ne remplace l'autre.

Le développement s'appelle « développement »

« Développement » décrit une fonction, pas un contenu. Dans une table des matières achevée, les titres disent de quoi traite la partie : « I. Le capital social en milieu rural » plutôt que « I. Développement ». Il en va de même pour « partie théorique ». Seules « Introduction » et « Conclusion » sont admises telles quelles.

L'introduction dévoile déjà les résultats

L'introduction pose la question, la conclusion y répond. Exposer les résultats dès la deuxième page prive le développement de sa raison d'être. L'inverse vaut aussi : aucun argument nouveau ne se glisse dans la conclusion. Le jury lit très souvent ces deux parties l'une après l'autre, et tout écart saute aux yeux.

Le plan suit la bibliographie au lieu de la problématique

Un plan qui traite les sources les unes après les autres ressemble à une fiche de lecture. Chaque partie doit contribuer visiblement à la réponse à ta question de recherche. Le test le plus rapide consiste à écrire une demi-phrase à côté de chaque titre pour dire pourquoi il sert la réponse. Là où rien ne vient, la partie peut sauter.

Conclusion

Le cadre d'un mémoire se pose vite : couverture, remerciements, sommaire, introduction, développement, conclusion, bibliographie, annexes et table des matières, dans l'ordre que fixe ton établissement. Le vrai travail se joue dans le développement, et là tu choisis un type de plan plutôt que d'obéir à un schéma unique. Lis le livret de ta formation avant d'écrire, pas après.

Pour aller plus loin


Ton développement comporte-t-il une enquête de terrain ?

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Questions fréquentes

Un mémoire suit généralement cet ordre : page de couverture, avant-propos et remerciements, sommaire, introduction générale, problématique et méthodologie, développement en deux ou trois parties, conclusion générale, bibliographie, table des annexes, annexes, puis table des matières. Aucun texte national ne fixe cet ordre : c'est ton université qui le détermine.

Le sommaire est une version courte placée au début du mémoire, après la page de titre et les remerciements, et ne dépasse pas deux pages. La table des matières est exhaustive et se place à la fin, après la bibliographie et les autres tables. Les deux annoncent la même structure, mais à deux endroits différents.

Ce n'est pas obligatoire. Les normes de présentation des mémoires de master de l'Institut de préparation à la recherche de Paris 1 précisent qu'il n'est pas indispensable de faire apparaître les I., A. et 1., la hiérarchie étant portée par les styles de titre. La numérotation décimale allemande n'est pas la convention française.

En France, le mot thèse est réservé au doctorat. L'arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation doctorale n'emploie thèse que pour le doctorat, avec une soutenance publique sauf dérogation. Un étudiant de master soutient donc un mémoire, pas une thèse de master.

Deux ou trois parties équilibrées entre elles constituent la convention française. Le livret d'encadrement du mémoire de l'IREST, à l'université Paris 1, indique trois parties en général et précise qu'il est inutile de diviser le mémoire en de trop nombreuses parties. Chaque partie comporte une introduction et une conclusion partielles.

Les annexes se placent après la bibliographie et avant la table des matières. Elles sont numérotées A, B, C et précédées d'une table des annexes, chaque annexe commençant sur une page nouvelle. Le développement doit renvoyer explicitement à chacune d'elles, sinon leur présence n'est pas justifiée.

Cela dépend de ton établissement. Aucune obligation nationale n'existe, mais de nombreuses facultés en imposent une, comme la faculté de médecine de l'université de Lorraine depuis 2018. Le texte engage l'étudiant à ne pas reproduire d'œuvre existante sans guillemets ni référence en bibliographie.

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